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HISTORIQUE

La Coalition féministe contre la violence envers les femmes (CFVF) est le fruit d’une rencontre nationale tenue le 5 février 2018 avec plusieurs organisations et regroupements québécois. Cette rencontre visait à analyser les enjeux, avantages et défis d’une politique unique en matière de violence envers les femmes, mais aussi à discuter de la pertinence de réclamer une loi-cadre, en tant que levier potentiel pour contrer le désengagement de l’État. Cette rencontre fut organisée au Centre St-Pierre à Montréal et ce fut une occasion mémorable de mobilisation ayant comme objectif l’exploration de stratégies possibles pour faire des gains solidaires.  

Lors de cette rencontre, les questions suivantes furent discutées : Comment remettre la lutte féministe contre la violence des hommes envers les femmes au cœur de l’action gouvernementale ? Quels instruments, leviers ou stratégies seraient à privilégier dans cette perspective ? Quels gains, espérons-nous et pouvons-nous obtenir ensemble?  

  

Ainsi, le 4 mars 2018, une conférence de presse s’est tenue au Centre St-Pierre afin d’annoncer la création de la Coalition féministe. Autours de la table, plusieurs actrices importantes du milieu communautaire se rejoignent, notons: le Regroupement des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violences conjugales (RMHFVC), la Fédération des maisons d’hébergement pour Femmes (FMHF) , la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS), DAWN Canadal’R des centres de femmes (L’R), Femmes autochtones du Québec (FAQ), la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), la Maison des femmes sourdes du Québec (MFSM) et le Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ).   

  

  

  

Durant la campagne électorale provinciale à l’automne 2018, la Coalition a mené une action collective demandant des engagements concrets aux différents partis afin de contrer la violence envers les femmes.   

  

  

  

Le 17 avril 2018, la Coalition organise une rencontre avec le Rapporteur spécial de l’ONU en matière de violence lors de sa visite à Montréal sur les formes contemporaines d’esclavages, y compris leurs causes et leurs conséquences. Cette rencontre a permis à plusieurs groupes de faire entendre leurs voix en ce qui concerne les violences faites aux femmes au Québec, mais aussi partager leurs préoccupations en ce qui concerne l’évolution de cette thématique.   

  

  

  

En plus de travailler à la reconnaissance de l’organisme et à sa structure la CFVF tient en octobre 2019 une journée d’étude sur les tribunaux spécialisés en agression sexuelle, organise une rencontre en ce qui concerne le Binam en juillet 2020, organise une demi-journée d’étude afin de comparer nos recommandations à la Consultation du Comité d’experts sur l’accompagnement des personnes victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale au courant du mois de décembre 2020 et participe à la grande manifestation contre les féminicides, le  2 avril 2021.  

  

  

  

 

 

C’est enfin, le 8 juillet 2021, qu’est tenue l’Assemblée de fondation de la Coalition féministe contre la violence envers les femmes.  Suite à cette Assemblée, un CA a été formé avec la participation de 7 groupes et regroupements québécois :  le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, le Bouclier d'Athéna, la Maison d'Haïti, l’INÉÉI-PSH, Asian Women for Equality, Action des femmes handicapées de Montréal et la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle.   

 

 

 

 

En juin 2023, grâce à une subvention du Ministère Femmes et Égalité des Genres Canada et un partenariat spécial avec la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle, la CFVF se dote de sa première coordonnatrice générale.

 

Depuis ce temps, la Coalition œuvre à contrer la violence envers les filles et les femmes et est composée de plusieurs organismes membres qui représentent des dizaines de milliers de femmes annuellement.  

  

 

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DÉCLARATION

Ensemble, luttons contre la violence envers les filles et les femmes  

Coalition féministe contre la violence envers les femmes – CFVF 

Nous, membres de la Coalition féministe contre la violence envers les femmes, nous unissons dans le but de mettre fin aux violences qui frappent les filles et les femmes au Québec. Nous refusons de rester silencieuses face à cette réalité inacceptable et nous sommes déterminées à créer un Québec où chaque femme peut vivre sans craindre les violences qui lui sont infligées autant socialement que politiquement.  

  

La violence envers les femmes constitue une violation flagrante des droits humains et entrave leur épanouissement personnel, leur sécurité, ainsi que leur liberté de vivre sans peur. Nous refusons de tolérer cette réalité et nous nous engageons à prendre des mesures concrètes pour lutter contre toutes les formes de violence auxquelles les femmes sont confrontées.  

  

Notre Coalition repose sur les valeurs de justice sociale, de solidarité et de respect des droits des filles et des femmes. Nous sommes conscientes que la violence envers les femmes est enracinée dans des systèmes de pouvoir inégalitaires et des normes sociales oppressives. Nous croyons en la nécessité d'une transformation profonde de la société pour éliminer ces inégalités et créer un environnement où les filles et les femmes seront respectées et protégées.  

  

Notre travail est:  

  • D’éduquer et sensibiliser à toutes les formes de violences envers les filles et les femmes ainsi qu’à leurs impacts; 

  • De mettre de l’avant la prévention en matière de violences envers les filles et les femmes; 

  • De sensibiliser l'opinion publique et à déconstruire les stéréotypes de genre qui perpétuent les violences envers les filles et es femmes;  

  • De concerter et d’amplifier la voix des groupes féministes adhérant à la CFVF pour créer une mobilisation collective et un plaidoyer en faveur du changement; 

  • Défendre et promouvoir les droits des femmes victimes de violence tant au niveau politique que social au Québec. 

  

  

Rejoignez la Coalition féministe contre la violence envers les femmes et participez à cette lutte essentielle pour créer un Québec où les femmes seront respectées, protégées et libres de toute violence. Ensemble, nous serons une voix forte et unie pour mettre fin à la violence envers les femmes. Parce que chaque femme mérite de vivre dans un monde sans peur, sans violence et avec des opportunités égales.  

 

REVENDICATIONS

Ensemble nous voulons

1. Dans le cadre des politiques publiques ou stratégies gouvernementales de lutte contre la violence envers les femmes, ainsi que dans les plans d’action pour les mettre en œuvre, reconnaître que :  

  

La violence contre les femmes est la manifestation de rapports de force historiquement inégaux entre les femmes et les hommes qui ont abouti à la domination exercée par les hommes sur les femmes et à la discrimination à leur égard, empêché leur pleine promotion. La violence contre les femmes est le mécanisme social fondamental et extrême qui contraint les femmes à une position de subordination par rapport aux hommes. (Comité canadien sur la violence faite aux femmes- 1993).  

  

Les termes « violence à l’égard des femmes » désignent tout acte de violence dirigé contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles, ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. (Article 1 de la Déclaration sur l’élimination de la violence contre les femmes – ONU — 1993).  

  

2. Assurer une réelle prise en compte de la réalité de toute femme violentée ; incluant les femmes en situation de handicap, les femmes sourdes, les femmes immigrantes et racisées, les femmes de la diversité sexuelle, les femmes ainées, les femmes autochtones, les femmes en situation d’itinérance, les femmes devant composer avec une problématique de santé mentale, dans la production des politiques publiques, notamment par l’analyse différenciée selon les sexes avec une vision intersectionnelle. 

 

3. Inclure un volet autochtone dans toutes les politiques ou stratégies gouvernementales de lutte contre la violence envers les femmes. 

 

4. Offrir un meilleur soutien aux femmes violentées par un investissement significatif dans les groupes qui ont pour mandat de lutter contre la violence envers les femmes afin que leurs services soient accessibles à toutes les femmes qui en ont besoin. Cela veut dire leur donner des moyens pour augmenter leur offre de services, mais aussi des moyens pour que ceux-ci soient accessibles et adaptés à toutes les femmes sans discrimination. 

 

5. Réinvestir dans le réseau de la santé et des services sociaux afin que les femmes violentées aient accès aux services dont elles ont besoin. 

 

6. Faciliter la dénonciation de la violence envers les femmes par des mesures pour améliorer l’expérience des victimes qui souhaitent dénoncer les agressions vécues et assurer un traitement équitable à toutes les femmes violentées dans le système de justice. 

 

7. Former l’ensemble des professionnel.le.s (droit, techniques policières, travail social, éducation spécialisée, psychologie, soins infirmiers, médecine, etc.) qui pourraient être appelé.e.s à intervenir dans des situations de violence envers les femmes,   

  • en incluant l’information de base ainsi que les bonnes pratiques de dépistage et d’intervention dans les curriculums scolaires de tous les futur.e.s professionnel.le.s, 

  • en offrant de la formation continue à ceux et celles qui sont déjà en poste. 

 

8. Changer les mentalités en mettant en place des mesures pour promouvoir le respect de l’intégrité physique et psychologique des personnes et les rapports égalitaires entre les hommes et les femmes. 

 

9. Réviser les lois qui accentuent les risques de victimisation des femmes ou qui font obstacle à la dénonciation des violences vécues (loi sur les Indiens, loi sur l’immigration, entente sur les tiers pays sûrs, loi sur la protection de la jeunesse, loi sur les normes du travail, etc.).  

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