Notre mission

La Coalition féministe contre la violence envers les femmes (CFVF) est une alliance regroupant des organismes communautaires engagés dans la lutte contre la violence envers les filles et les femmes à travers le Québec.

Sa mission consiste à faire de la promotion, de la sensibilisation et de l’éducation en vue de contrer toutes les formes de violences envers les filles et les femmes, et ce, en tenant compte du caractère systémique de ces violences et des impacts qu’elles peuvent avoir sur elles ainsi que sur leurs proches. La CFVF vise à mettre en commun les savoirs afin de défendre les droits des femmes tant au niveau politique que social, dans une perspective féministe et intersectionnelle sur le territoire du Québec.

La CFVF œuvre à un partage des connaissances dans une perspective de vision globale et systémique de la violence. Du fait de sa mission, la CFVF organise des rassemblements ayant comme objectif le décloisonnement des expertises en violences ainsi que la valorisation des savoirs de ses groupes membres.

La CFVF se veut un lieu d’analyse des enjeux touchant le continuum de la violence, plus particulièrement le continuum féminicidaire et vise la mise en place d’actions concrètes ainsi que la création d’outils structurants ayant comme objectif l’élimination de la violence envers les filles et les femmes.

Valeurs

Justice

​Dans une vision de justice sociale et par une approche visant l’égalitarisme, la CFVF œuvre à promouvoir de manière équitable la voix des groupes tout en tenant compte des différents facteurs de dominations qui peuvent entraver cette valeur.

Solidarité

​La CFVF travaille en concertation et en partenariat pour entendre diverses opinions, prendre en compte les différents besoins et favoriser la mobilisation au sein de ses membres. Nous reconnaissons l’autonomie des groupes et nous œuvrons à nous soutenir mutuellement de manière respectueuse dans un objectif commun de lutte contre le patriarcat et le continuum de la violence visant les filles et les femmes.

​La CFVF travaille en concertation et en partenariat pour entendre diverses opinions, prendre en compte les différents besoins et favoriser la mobilisation au sein de ses membres. Nous reconnaissons l’autonomie des groupes et nous œuvrons à nous soutenir mutuellement de manière respectueuse dans un objectif commun de lutte contre le patriarcat et le continuum de la violence visant les filles et les femmes.

Respect

La CFVF propose un environnement de concertation respectueux, ainsi que des rapports cordiaux. La CFVF accueille avec ouverture les différents points de vue et porte une attention particulière à la diversité des positionnements politiques des groupes.

J’ai le droit à
la sécurité!

Les Mandats

Les mandats de la Coalition féministe contre la violence envers les femmes sont :

  • D’éduquer et de sensibiliser à toutes les formes de violences envers les filles et les femmes ainsi qu’à leurs impacts;
  • De mettre de l’avant la prévention en matière de violences envers les filles et les femmes;
  • De sensibiliser l’opinion publique et de déconstruire les stéréotypes de genre qui perpétuent les violences envers les filles et ses femmes;
  • De concerter et d’amplifier la voix des groupes féministes adhérant à la CFVF pour créer une mobilisation collective et un plaidoyer en faveur du changement;
  • Défendre et promouvoir les droits des femmes victimes de violence tant au niveau politique que social au Québec.

Historique

2018

La Coalition féministe contre la violence envers les femmes (CFVF) est le fruit d’une rencontre nationale tenue le 5 février 2018 avec plusieurs organisations et regroupements québécois. Cette rencontre visait à analyser les enjeux, avantages et défis d’une politique unique en matière de violence envers les femmes, mais aussi à discuter de la pertinence de réclamer une loi-cadre, en tant que levier potentiel pour contrer le désengagement de l’État. Cette rencontre fut organisée au Centre St-Pierre à Montréal et ce fut une occasion mémorable de mobilisation ayant comme objectif l’exploration de stratégies possibles pour faire des gains solidaires.

Lors de cette rencontre, les questions suivantes furent discutées :
Comment remettre la lutte féministe contre la violence des hommes envers les femmes au cœur de l’action gouvernementale ? Quels instruments, leviers ou stratégies seraient à privilégier dans cette perspective ? Quels gains, espérons-nous et pouvons-nous obtenir ensemble?

Ainsi, le 4 mars 2018, une conférence de presse s’est tenue au Centre St-Pierre afin d’annoncer la création de la Coalition féministe. Autour de la table, plusieurs actrices importantes du milieu communautaire se rejoignent, notons: le Regroupement des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violences conjugales (RMHFVC), la Fédération des maisons d’hébergement pour Femmes (FMHF) , la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS), DAWN Canada, l’R des centres de femmes (L’R), Femmes autochtones du Québec (FAQ), la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), la Maison des femmes sourdes du Québec (MFSM) et le Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ).

Durant la campagne électorale provinciale à l’automne 2018, la Coalition a mené une action collective demandant des engagements concrets aux différents partis afin de contrer la violence envers les femmes. Le 17 avril 2018, la Coalition organise une rencontre avec le Rapporteur spécial de l’ONU en matière de violence lors de sa visite à Montréal sur les formes contemporaines d’esclavages, y compris leurs causes et leurs conséquences. Cette rencontre a permis à plusieurs groupes de faire entendre leurs voix en ce qui concerne les violences faites aux femmes au Québec, mais aussi partager leurs préoccupations en ce qui concerne l’évolution de cette thématique.

2019-2021

En plus de travailler à la reconnaissance de l’organisme et à sa structure la CFVF tient en octobre 2019 une journée d’étude sur les tribunaux spécialisés en agression sexuelle, organise une rencontre en ce qui concerne le Binam en juillet 2020, organise une demi-journée d’étude afin de comparer nos recommandations à la Consultation du Comité d’experts sur l’accompagnement des personnes victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale au courant du mois de décembre 2020 et participe à la grande manifestation contre les féminicides, le 2 avril 2021.

C’est enfin, le 8 juillet 2021, qu’est tenue l’Assemblée de fondation de la Coalition féministe contre la violence envers les femmes. Suite à cette Assemblée, un CA a été formé avec la participation de 7 groupes et regroupements québécois : le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, le Bouclier d’Athéna, la Maison d’Haïti, l’INÉÉI-PSH, Asian Women for Equality, Action des femmes handicapées de Montréal et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle.

2023 à aujourd’hui

En juin 2023, grâce à une subvention du Ministère Femmes et Égalité des Genres Canada et un partenariat spécial avec la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle, la CFVF se dote de sa première coordonnatrice générale.

En 2024, la CFVF est officiellement reconnue comme organisme en défense collective des droits au niveau national. Elle a également reçu le 23 décembre 2024 une communication spéciale de la ministre Chantal Rouleau mentionnant que la Coalition Féministe contre la Violence envers les Femmes était maintenant subventionnée par le gouvernement du Québec à titre d’organisme communautaire en défense collective des droits, volet promotion des droits.

Depuis ce temps, la Coalition œuvre à contrer la violence envers les filles et les femmes et est composée de plusieurs organismes membres qui représentent des dizaines de milliers de femmes annuellement.

Nos actions

De par sa mission, la CFVF organise des rassemblements, des comités et des ateliers ayant comme objectif le décloisonnement des expertises en matière de violences, ainsi que la valorisation des savoirs de ses groupes membres.

Revendications

Au sein de la CFVF, l’élaboration des revendications se fait dans un esprit de démocratie et de concertation avec l’ensemble des groupes membres. Loin d’être décidées de manière verticale, ces positions cruciales font l’objet d’un processus participatif et inclusif. Lors de l’assemblée générale annuelle, les membres votent sur les grandes priorités et revendications à porter pour l’année à venir. C’est l’occasion de riches échanges et débats, où chacune peut exprimer ses perspectives et préoccupations terrain. Cette démarche permet d’arrimer au mieux les actions de la CFVF avec les réalités vécues par les organismes membres et les femmes qu’elles accompagnent. Elle garantit aussi une forte légitimité et une mobilisation optimale autour des dossiers portés. Au-delà du vote formel, la CFVF cultive une dynamique de concertation permanente avec sa base militante. Des consultations régulières ont lieu tout au long de l’année pour recueillir les avis, ajuster le tir si besoin, et maintenir une cohésion d’ensemble. Ce mode de fonctionnement démocratique et rassembleur est la clé de la force de frappe de la CFVF. En parlant d’une voix unie et représentative, le mouvement gagne en crédibilité et en impact pour faire avancer concrètement la cause des femmes.

1.

Dans le cadre des politiques publiques ou des stratégies gouvernementales de lutte contre la violence envers les femmes, ainsi que dans les plans d’action pour les mettre en œuvre, reconnaître que :

La violence contre les femmes est la manifestation de rapports de force historiquement inégaux entre les femmes et les hommes qui ont abouti à la domination exercée par les hommes sur les femmes et à la discrimination à leur égard, empêché leur pleine promotion. La violence contre les femmes est le mécanisme social fondamental et extrême qui contraint les femmes à une position de subordination par rapport aux hommes. (Comité canadien sur la violence faite aux femmes- 1993).

Les termes « violence à l’égard des femmes » désignent tout acte de violence dirigé contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles, ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. (Article 1 de la Déclaration sur l’élimination de la violence contre les femmes – ONU — 1993).

2. Assurer une réelle prise en compte de la réalité de toute femme violentée ; incluant les femmes en situation de handicap, les femmes sourdes, les femmes immigrantes et racisées, les femmes de la diversité sexuelle, les femmes aînées, les femmes autochtones, les femmes en situation d’itinérance, les femmes devant composer avec une problématique de santé mentale, dans la production des politiques publiques, notamment par l’analyse différenciée selon les sexes avec une vision intersectionnelle.

3. Inclure un volet autochtone dans toutes les politiques ou stratégies gouvernementales de lutte contre la violence envers les femmes.

4. Offrir un meilleur soutien aux femmes violentées par un investissement significatif dans les groupes qui ont pour mandat de lutter contre la violence envers les femmes afin que leurs services soient accessibles à toutes les femmes qui en ont besoin. Cela veut dire leur donner des moyens pour augmenter leur offre de services, mais aussi des moyens pour que ceux-ci soient accessibles et adaptés à toutes les femmes sans discrimination.

5. Réinvestir dans le réseau de la santé et des services sociaux afin que les femmes violentées aient accès aux services dont elles ont besoin.

6. Faciliter la dénonciation de la violence envers les femmes par des mesures pour améliorer l’expérience des victimes qui souhaitent dénoncer les agressions vécues et assurer un traitement équitable à toutes les femmes violentées dans le système de justice.

7. Former l’ensemble des professionnel.le.s (droit, techniques policières, travail social, éducation spécialisée, psychologie, soins infirmiers, médecine, etc.) qui pourraient être appelé.e.s à intervenir dans des situations de violence envers les femmes, en incluant la formation de base ainsi que les bonnes pratiques de dépistage et d’intervention dans les curriculums scolaires de tous.tes les futur.e.s professionnel.le.s, en offrant de la formation continue à ceux et celles qui sont déjà en poste.

8. Changer les mentalités en mettant en place des mesures pour promouvoir le respect de l’intégrité physique et psychologique
des personnes et les rapports égalitaires entre les hommes et les femmes.

9. Réviser les lois qui accentuent les risques de victimisation des femmes ou qui font obstacle à la dénonciation des violences vécues (loi sur les Indiens, loi sur l’immigration, entente sur les tiers pays sûrs, loi sur la protection de la jeunesse, loi sur les normes du travail, etc.).

10. Reconnaître que la violence envers les filles et les femmes fait partie d’un continuum multi-systémique impliquant des éléments tels que l’exploitation sexuelle, la violence sexuelle et la violence conjugale. En reconnaissant ce continuum, il devient essentiel de mettre en place des mesures préventives, des politiques et des programmes gouvernementaux spécifiques ainsi que des interventions qui abordent ces différentes formes de violence de manière holistique, en tenant compte de leurs interconnexions et de leurs impacts cumulatifs sur les femmes et les filles.

Ensemble, luttons contre la violence envers les filles et les femmes!

Nous, membres de la Coalition féministe contre la violence envers les femmes, nous nous unissons dans le but de mettre fin aux violences qui frappent les filles et les femmes au Québec. Nous refusons de rester silencieuses face à cette réalité inacceptable et nous sommes déterminées à créer un Québec où chaque femme peut vivre sans craindre les violences qui lui sont infligées autant socialement que politiquement.

La violence envers les femmes constitue une violation flagrante des droits humains et entrave leur épanouissement personnel, leur sécurité, ainsi que leur liberté de vivre sans peur. Nous refusons de tolérer cette réalité et nous nous engageons à prendre des mesures concrètes pour lutter contre toutes les formes de violence auxquelles les femmes sont confrontées.

Notre Coalition repose sur les valeurs de justice sociale, de solidarité et de respect des droits des filles et des femmes. Nous sommes conscientes que la violence envers les femmes est enracinée dans des systèmes de pouvoir inégalitaires et des normes sociales oppressives. Nous croyons en la nécessité d’une transformation profonde de la société pour éliminer ces inégalités et créer un environnement où les filles et les femmes seront respectées et protégées.

Notre travail est :

  • D’éduquer et de sensibiliser à toutes les formes de violences envers les filles et les femmes ainsi qu’à leurs impacts;
  • De mettre de l’avant la prévention en matière de violences envers les filles et les femmes;
  • De sensibiliser l’opinion publique et à déconstruire les stéréotypes de genre qui perpétuent les violences envers les filles et les femmes;
  • De concerter et d’amplifier la voix des groupes féministes adhérant à la CFVF pour créer une mobilisation collective et un plaidoyer en faveur du changement;
  • Défendre et promouvoir les droits des femmes victimes de violence tant au niveau politique que social au Québec.

Rejoignez la Coalition féministe contre la violence envers les femmes et participez à cette lutte essentielle pour créer un Québec où les femmes seront respectées, protégées et libres de toute violence. Ensemble, nous serons une voix forte et unie pour mettre fin à la violence envers les femmes. Parce que chaque femme a le droit de vivre sans peur, sans violence, et avec les mêmes chances de réussite et d’épanouissement.

Le conseil d’administration

Le conseil d’administration de la CFVF est composé exclusivement de femmes provenant d’organismes, de regroupements, de comités ou encore d’associations travaillant directement ou indirectement auprès des filles et des femmes victimes de violence.​​

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